L’appel téléphonique d’un notaire de province, au sujet de la vente d’une
maison, va confronter le personnage principal à des énigmes qui s’entrecroisent,
et emporter le lecteur dans le jeu de la mémoire et de l’oubli. À son tour
convaincu par la force émotionnelle que dégage cette quête, peut-être
s’appropriera-t-il dorénavant, mais au bénéfice du doute, ses propres certitudes
?
Ce roman plonge au coeur du sentiment amoureux où la douleur et le besoin de
réconciliation se répondent, remettant en question l’idée même de mémoire.
Pour trouver la vérité, le narrateur empruntera deux fois ce chemin étroit où se
mêlent les parfums de l’enfance, l’agressive urbanité des métropoles puis le
silence pesant et secret des campagnes. Il parviendra enfin au noeud de tous les
mystères.
En définitive, l’Illusion ne serait-elle pas pour les souvenirs ce que
l’Imagination est à la Raison, ces « deux folles » disait Pascal, devenant alors
indispensables à la restauration de la Mémoire ? La première par la variété des
sentiments qu’elle peut susciter, la seconde par la faculté d’approche et
d’analyse qu’elle génère dans la recherche de la vérité.